Bach : Klavierkonzerte BWV 1052, 1055, 1056
Erato nous avait habitué a de très belles surprises, et ces enregistrements avec Michel Corboz et la grande mozartienne, Maria Joao Pires, en furent une énorme. Enregistré en 1985 avec une formation 100% portugaise, ce cd séduit par sa luminosité et l'esprit totalement "italien" de l'interprétation de ces concertos peu connus. Toute la finesse du jeu de Maria Joao Pires covient à merveille à ces pièces dont le jeu contrapunctique est parfaitement respecté par un Michel Corboz particulièrement limpide dans cette interprétation. Ici tout n'est que sérénité, équilibre, tension vertueuse entre le tempo métrique de la partition, et le juste d'émotion qui convient. Cet équilibre très subtil est rare à trouver dans la discographie, et les versions au clavecin (Leonhardt par exemple) à mon avis sont très inférieures, et dénaturent l'ambiance heureuse de ces pages. Cet enregistrement est à comparer avec celui de Glenn Gould , évidemment fondamentalement différent. Une version ancienne, celle de Neville Marriner est très analytique, presque cérébrale mais garde une valeur de référence. Ce CD est vraiment un élément clé de la discothèque Bach idéale.

